Bio

Née à Nanterre en 1991, Myriem Karim s’initie dès l’enfance au violon et à la danse contemporaine au Conservatoire de Montpellier. C’est par la danse qu’elle aborde le rapport du corps à l’espace, et par la littérature qu’elle débute sa pratique photographique. L’œuvre du photographe Denis Roche lui fait découvrir un possible entrelacs – littérature et photographie -. En 2016, elle termine son cycle de Master en Lettres par une étude esthétique intitulée : (Des)saisissement du Temps avec Notre Antéfixe de Denis Roche, obtenue avec mention sous la direction du philosophe Pierre Zaoui à l’Université Paris Diderot.

Autodidacte, son travail photographique interroge notre rapport aux lieux et à la matière en alliant poésie et photographie, deux médiums qu’elle considère indépendants dans leur pratique mais complémentaires. Sa photographie raconte toujours l’histoire d’un corps et d’un espace paysagé mettant en relief leurs interactions et réciprocité, un regard posé à l’intérieur d’un paysage, une observation de lieux inhabités, naturels, qui questionne le rapport des traces et des empreintes mutuelles. Ses images revisitent des lieux qu’elle a déjà photographié lors de pérégrinations aléatoires (Je suis venue ici, déjà 2018). Cette répétition fait partie intégrante de sa démarche artistique et les aléas de la photographie argentique lui permettent une approche expérimentale. La photographie de Myriem Karim est une quête de l’originel, la recherche de ce qui nous lie au monde et au temps.

Myriem Karim vit et travaille à Montpellier.