Soubassement

« Soubassement » envisage la photographie comme espace de disparition. Ne plus seulement répondre à un mouvement que l’on a provoqué, mais insinuer une ondulation dans la fabrique photographique. Pour cela, il faut travailler sous la matière, l’extraire de son lieu originel.
En enlevant on ne retire rien, on témoigne des carences de la photographie dans son obstinée représentation. Il faut chercher dans le souterrain. Ce qui ne se montre pas dans le regardé. Ce qui est imprégné dans le fond de l’oeil, qui existe et s’efface simultanément.
Travailler une surface profonde pour appréhender la retenue du paysage. Et grâce à cette fracture, les bombements de la terre affleurent.
Fissures, failles, béances.
Elles transpercent pour reconstituer ce paysage qui n’existe pas dans le viseur.

Avril 2018.